EYE SHADOW

2007
vidéo (boucle de 1 03’’53’)
Installation le Grand Café, Saint-Nazaire


La silhouette agitée des arbres se reflète à travers une fenêtre dans la pénombre d’une maison ; captivant, c’est comme du cinéma à la maison, on se laisse bercer dans un demi-sommeil.
La vidéo montre l’ombre d’arbustes agités par le vent contre un mur blanchi à la chaux. Elle est projetée en anamorphose, sur la surface de la cimaise, et vient mourir sur le sol et sur la porte vitrée de la salle sans tenir compte de l’axe d’un cadrage précis, elle déborde dans l’espace à trois dimensions de la pièce. Un cache autour de l’objectif du projecteur a permis de supprimer le cadre, j’ai obtenu des bords fondus en gris. Je ne voulais pas d’écran régulier. Elle n’a pas d’intérêt narratif, pas d’idée, pas d’action ; derrière moi qui filme, il y a des arbres tout proches, puis un ravin, puis une vue, le soleil… et beaucoup de vent, entre moi et ce que je filme il y a une route.

The stirring trees’ silhouettes reflect through a window, in the shadowy-light of a house. It is fascinating, like a cinema at home, and one is carried away, in a half-sleep state. — The video shows the shadow of some trees stirred by the wind, reflected on a whitewashed wall. In an anamorphic projection on the surface of the cyma, it dies away on the floor and on the room’s glass door ; without lining up on a precise frame’s axis, it overflows in the three-dimensional space of the room. A mask put around the projector’s lens enabled me to suppress the frame, and obtain grey blended edges. I didn’t want a regular screen : it has no narrative interest, no idea, no action. Behind me, as I am filming, there are very close trees, then a gully, a view, the sun… and lots of wind ; between what I am filming and myself, there is a road.




Eye Shadow