WOOL & WATER 2002

(série VIE PRIVÉE)
Carton
168 × 350 × 310 cm
et 208 × 300 × 210 cm


Wool & Water, l’escalier constitué de pièces dépareillées de carton mises en caisse, et La tristesse des clous (2002) sont deux sculptures « domestiques », dissociées des bâtiments dont elles devraient être solidaires. Cette dissociation et l’isolement qu’elle autorise sont nécessaires à l’idée que je me fais de la sculpture : on peut tourner autour. Le carton évoque d’emblée l’idée d’emballage, de déplacement, de précarité. L’escalier semble en attente d’être emporté. Les boîtes distillent un temps très particulier, qui amortit tout mouvement. L’intérieur appelle la façade, avec urgence. Malgré leur fragilité matérielle, ces objets sont durs. Leur contemplation prolongée ne trahit aucune transparence mais accentue leur silence intérieur.

Wool & Water, the staircase made up of odd bits of cardboard put in boxes, and La tristesse des clous (2002), are two ‘household’ sculptures that have been dissociated from the buildings of which they should be an integral part. Such a dissociation, and the isolation it affords, are necessary to my idea of sculpture : you can walk round it. The cardboard box immediately conveys the idea of packing, moving, precariousness. The staircase seems to be waiting to be carried off. The boxes exude a very special kind of time, one that deadens any movement. The interior calls up the façade, urgently. Although materially fragile, these objects are hard. Taking a long look at them, we have no sense of transparency but merely a stronger awareness of their inner silence.
Traduction anglaise : Charles Penwarden

Notice FR-GB